Profil

Événements publiés : 760

Commentaires faits : 0

  • Date événement : 24/06/2013
  • Département : France entière
  • Référence : 7426

Biréli Lagrène est un caméléon de l’impro.

Biréli Lagrène est toujours là où on ne l’attend pas. Le guitariste alsacien improvise avec une imagination musicale qui laisse pantois les amateurs, suscite le respect de ses pairs et l’admiration du large public fédéré par son Gipsy Project. C’est que le musicien, qui a grandi dans la tradition manouche, a pensé ce projet dans la ligne du fameux Quintette du Hot Club de France, épopée mythique de l’entre-deux-guerres où le fulgurant guitariste Django Reinhardt a mêlé son avant-gardisme à l’archet créatif de Stéphane Grappelli. Une collision fertile d’où naîtra un nouveau style, le jazz manouche, dont Biréli Lagrène est le digne représentant actuel.

Vous avez commencé la guitare à quatre ans, comment s’est passée votre initiation musicale?

Biréli Lagrène: J’ai grandi dans une famille de musiciens autodidactes, j’ai donc appris la guitare sur le tas, sans savoir lire de partitions, en travaillant uniquement à l’oreille. Vers 18 ans, je me suis mis à apprendre à lire de la musique, et avec les années, j’arrive quand même à lire assez pour me débrouiller et déchiffrer des grilles. La majorité de l’apprentissage passe cependant toujours par l’oreille, comme pour beaucoup de musiciens de jazz. On se sert des partitions pour apprendre un thème que l’on ne connaît pas forcément, mais le reste est grandement improvisé.

A part le grand Django Reinhardt, icône du jazz manouche, quelles sont vos influences majeures?

Il y en a beaucoup, dans des styles très différents. J’ai surtout écouté beaucoup de guitaristes comme Wes Montgomery, George Benson, Pat Martino, entre autres grands musiciens. C’est un chemin presque obligatoire, on se doit d’y jeter une oreille attentive lorsqu’on est guitariste de jazz. Cependant j’écoute aussi beaucoup de musique classique.

Lire la suite de l'interview en cliquant sur le lien.